Migraine : identifier les déclencheurs et choisir le bon traitement

La migraine est une maladie neurologique chronique qui touche environ 12 % de la population mondiale et trois fois plus de femmes que d'hommes. Elle se distingue d'un simple mal de tête par ses caractéristiques : douleur pulsatile souvent unilatérale, intensité modérée à sévère, aggravée par l'effort physique, accompagnée de nausées et d'une sensibilité extrême à la lumière et au bruit. Une crise dure de 4 à 72 heures sans traitement. Chez environ 25 % des migraineux, des symptômes neurologiques transitoires apparaissent avant la douleur : c'est l'aura, qui peut prendre la forme de troubles visuels (points lumineux, lignes en zigzag) ou de picotements dans un membre. certaines huiles essentielles anti-migraine

Identifier les facteurs déclenchants

Les déclencheurs de crise de migraine varient d'un individu à l'autre. Tenir un journal des crises pendant deux à trois mois permet d'identifier les plus fréquents : irrégularités du sommeil (trop ou pas assez), jeûne ou repas sautés, alcool (vin rouge, champagne), certains aliments (fromages affinés, charcuteries riches en nitrites), changements hormonaux chez la femme et variations barométriques. Le stress est un déclencheur majeur, mais curieusement, les crises surviennent souvent à la décompression, le week-end ou pendant les vacances. quand la migraine perturbe le sommeil

Certains médicaments utilisés au long cours peuvent paradoxalement aggraver la migraine par abus médicamenteux : prendre des antalgiques plus de dix jours par mois transforme la migraine épisodique en migraine chronique (plus de quinze jours de céphalée par mois). Si vous consommez du paracétamol, de l'ibuprofène ou des triptans trop fréquemment, signalez-le à votre neurologue. essayer la méditation contre les douleurs

Traitements de crise et préventifs

Le traitement de la migraine de crise repose sur les triptans (sumatriptan, zolmitriptan, rizatriptan) pour les migraines modérées à sévères : pris dès les premiers signes, ils interrompent la crise dans 60 à 80 % des cas. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, naproxène) sont efficaces sur les crises légères. Pour les migraines fréquentes (plus de quatre crises par mois), un traitement préventif de fond est prescrit : bêtabloquants (propranolol, métoprolol), amitriptyline, valproate ou, depuis 2019, les anticorps anti-CGRP (érenumab, frémanezumab). Ces derniers, injectables mensuellement, ont réduit de 50 % le nombre de crises chez la moitié des patients traités dans les essais cliniques.

Derniers articles

Articles qui pourraient vous intéresser