Le diabète de type 2 concerne plus de 4,2 millions de personnes en France selon les données de la Caisse nationale d'assurance maladie (2023). Il se développe lentement, sur dix à vingt ans, sans symptôme évident au départ. La résistance à l'insuline s'installe progressivement sous l'effet du surpoids abdominal, de la sédentarité et d'une alimentation trop riche en sucres rapides et en graisses transformées. Quand le pancréas ne parvient plus à compenser, la glycémie dépasse le seuil diagnostique de 1,26 g/L à jeun. le rôle des vitamines dans la glycémie
Symptômes à surveiller
Les symptômes du diabète de type 2 apparaissent souvent tardivement, ce qui explique que 20 à 30 % des patients ignorent leur maladie au moment du diagnostic. Les signes les plus fréquents sont une soif intense et persistante, des mictions abondantes et fréquentes (polyurie), une fatigue inexpliquée malgré un repos suffisant et une cicatrisation lente des plaies. Une vision floue intermittente ou des fourmillements dans les pieds peuvent signaler une atteinte des petits vaisseaux déjà en cours. Tout doute justifie une glycémie à jeun chez le médecin : cet examen simple coûte quelques euros. adapter son alimentation pour prévenir le diabète
Le risque de développer cette maladie augmente significativement après 45 ans, avec un indice de masse corporelle supérieur à 27, des antécédents familiaux de diabète ou un diabète gestationnel lors d'une grossesse. Les populations d'origine africaine, antillaise ou asiatique présentent un risque plus élevé à corpulence équivalente. Un bilan glycémique annuel est recommandé dès que deux de ces facteurs sont réunis. prendre en charge le risque cardiovasculaire
Prévenir et retarder le diabète type 2
L'étude finlandaise DPS publiée en 2001 a montré qu'une perte de 5 % du poids corporel combinée à 150 minutes de marche par semaine réduisait de 58 % le passage du prédiabète au diabète avéré. Prévenir le diabète est donc possible et mesurable. Sur le plan nutritionnel, remplacer les céréales raffinées par des céréales complètes, augmenter les fibres alimentaires (légumineuses, légumes, fruits à faible index glycémique) et limiter les boissons sucrées produit un effet direct sur la glycémie postprandiale. Votre médecin peut vous orienter vers un diététicien dans le cadre d'un programme d'éducation thérapeutique remboursé.









